🗓️ Le 18 février 2026
🏁 Kilomètres : 2587
Nous démarrons une nouvelle section ce matin. Nous sommes tous un peu fatigués par le nombre de kilomètres que nous avons parcourus ces derniers temps et réalisons aussi que nous n’avons pas pris de jours de repos depuis plus de deux semaines, nous prendrons notre temps pour marcher aujourd’hui.
Le chemin serpente trois kilomètres le long du lac Ōhau avant de tourner à gauche et de grimper une pente sur huit kilomètres en douceur. Le sentier qui passe dans la forêt possède des airs des Vosges, bien entretenu et parfois en courts lacets. Nous sortons ensuite de la forêt et montons sur les sommets nus, rocheux et garnis d’herbes jaunies comme à l’habitué.
Nous prenons notre pause déjeuner au col, je laisse Yvan et Natalie derrière qui font une sieste et je redescends de l’autre côté en longeant une petite rivière qui grossit au fur et à mesure de la descente. Vers 17h je décide de m’arrêter et trouve un endroit relativement plat le long du cours d’eau. Le coin est superbe pour y poser sa tente avec la rivière et les quelques sommets qui m’entourent, sur lesquels les ombres des nuages dansent sur les faces parfois rocheuses, parfois herbeuses.
Natalie et Yvan ne me rejoignent pas, ils se sont arrêtés un peu plus haut sur le parcours. Une soirée en solo ne fait pas de mal, je prends du temps pour lire.
🗓️ Le 19 février 2026
🏁 Kilomètres : 2620
33 kilomètres sont au programme aujourd’hui. Nous sentons nos corps fatigués et un jour de repos à la prochaine ville sera effectivement vraiment le bienvenue.
Le sentier descend un vallon qui s’élargit au fur et à mesure de la descente jusqu’à atteindre une rivière assez large à traverser à pied. Heureusement le niveau est bas donc le franchissement en est aisé. En cas de mauvaise météo, nous aurions dû faire un détour de dix kilomètres afin de rejoindre un pont.
Nous suivons ensuite une autre rivière que longe un ancien chemin de graviers en mauvais état et commençons une grimpée. Je prends de l’avance sur Natalie et Yvan et en arrivant à une hutte intermédiaire je prends ma pause déjeuner. Je vois deux véhicules grimper le chemin et arriver jusqu’à la hutte, et quelle est ma surprise lorsque je vois Natalie hilare me faire un coucou depuis la fenêtre ouverte ! Même ici sur ce chemin qui semble ne mener nulle part, elle a réussi faire du stop !
Dans l’après midi, nous continuons notre grimpée sur 1000 mètres de dénivelé pour atteindre le col de Martha. Le chemin redescend de l’autre côté et rejoint la hutte de Top Timaru où nous passerons la nuit, dans la tente puisque tous les lits sont déjà occupés : premiers arrivés, premiers servis. Dehors, le nombre de sandflies est tel que je ne sors pas de ma tente après m’être lavé dans la rivière, je passerais la soirée dans mon petit cocon. Natalie installe sa tente à côté et nous prenons notre repas chacun dans sa demeure, mais en se faisant la causette !
🗓️ Le 20 février 2026
🏁 Kilomètres : 2656
Je me réveille à 5h ce matin, j’aimerais faire une grosse journée pour atteindre la ville d’Hawéa et son lac portant le même nom, j’ai mal géré mon niveau de nourriture et il ne me restera plus rien ce soir. 36 kilomètres sont donc au programme, je commence vers 5h45 dans le noir avec ma lampe frontale dont j’ai eu la bonne idée de changer les piles pour avoir une intensité de lumière optimale.
Pendant les six premiers kilomètres, le chemin est le lit même de la rivière, et ça n’est pas de gaité de coeur que je plonge mes pieds dans l’eau glacée alors qu’il fait encore froid dans la nuit. L’exercice est un peu périlleux et je me demande si je suis vraiment sain d’esprit à m’aventurer ainsi seul dans l’obscurité dans une rivière, mais moi qui voulait de l’aventure je suis servi ! Après 45 bonnes minutes, l’aube se lève et la progression devient plus aisée.
Passé les six premiers kilomètres, le sentier grimpe sur les flancs de la montagne sur un kilomètre pour éviter une zone de gorges étriquées et retourne ensuite dans le cours d’eau.
Après douze kilomètres passés au bord de la rivière, le sentier forme un angle droit dans la forêt et grimpe directement sur les pentes de la montagne sans même former de lacets, de sorte que le dénivelé est très intense sur 2,5 kilomètres.J’arrive à une première hutte intermédiaire située sur la ligne naturelle boisée et grimpe encore un peu plus afin de trouver un endroit ensoleillé pour prendre mon déjeuner. Sorti du couvert des arbres, je me retrouve exposé aux forts vents qui soufflent aujourd’hui.
Après le déjeuner, je rejoins les hauteurs herbeuses qui oscillent plusieurs fois entre 1300 et 1500 mètres d’altitude pour quelques heures et atteins ensuite le bout du massif : celui ci s’arrête net par des falaises vertigineuses qui tombent en plusieurs paliers jusqu’au lac bleu turquoise d’Hāwéa situé 1200 mètres plus bas. Je marche sur les crêtes déchiquetées le long du vide, passe la seconde hutte intermédiaire et commence une longue descente pour rejoindre le lac une heure et demi plus tard. J’ai encore 6 kilomètres à marcher le long du lac pour rejoindre la petite ville et son camping charmant.
Demain c’est sûr, je prends un bon jour de repos !
🗓️ Le 21 février 2026 (jour de repos)
Jour de repos au camping d’Hāwéa, ma tente plantée sur les bords du lac avec une magnifique vue sur les montagnes. Repos et repos !
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