🗓️ Le 27 novembre 2025

 

🏁 Kilomètres : 826

Nous avons passé la nuit sur le gazon à côté d’un café, dont la gérante autorise les marcheurs à s’y installer, dans la condition de tout remballer pour 7h avant que les clients n’arrivent. Par principe, il est correct de consommer un petit déjeuner dans l’établissement, ce qui n’est pas un problème car tout a l’air très bon !

 

Etant tous réunis suite à la soirée célébrant la mémoire de Steve, nous sommes un grand groupe à prendre le départ ce matin, même si nous sommes rapidement dispersés à travers les champs de vaches et taureaux que nous traversons. Nous longeons la rivière Waipa pour 6 kilomètres, marchons quelques kilomètres sur le bitume avant de suivre un chemin de gravier qui monte sur les collines environnantes. En arrivant au sommet, nous pénétrons dans des enclos de moutons installés sur les crêtes qui grimpent et dévalent de multiples fois, telles un enchaînement de montagnes russes. La vue est splendide avec l’herbe d’un vert vif, les ovins qui paissent et les rochers clairs qui agrémentent le décor. La pluie tombe parfois mais ne dure jamais très longtemps. Nous enchaînons les enclos, avec à chaque fois un petit portique à refermer. Le sentier très plaisant continue ainsi pour 8 kilomètres.

 

J’arrive sur une route qui marque le dernier kilomètre de la journée et je monte le chemin de graviers qui mène à mes hôtes du soir. Ils proposent un tarif fixe de 15 euros qui comprend une cabine rustique, une douche, l’accès à la wifi et le petit déjeuner. Je paye le prix mais préfère dormir en tente, la cabine est le lieu dans lequel Steve est décédé 3 jours auparavant et je ne peux me résoudre à y dormir.

 

Notre hôte est très sympathique et nous propose de faire une soirée fondue au fromage pour 5 euros de plus. Nous acceptons bien volontiers et passons une soirée formidable à sa table en compagnie de sa femme. Ils nous servent et resservent en vin rouge, je refuse le dernier verre, me connaissant, je sais qu’il sera de trop ! Nous allons nous coucher en ayant passé une excellente soirée !

 

 

🗓️ Le 28 novembre 2025

🏁 Kilomètres : 841

 

Courte étape aujourd’hui de 15 kilomètres dont 7 sur terrain relativement plat et 8 de grimpée. Nous gravirons le plus haut “sommet” depuis le départ du trek, le mont Pirongia à 959 mètres d’altitude. Le sentier, bien que boueux et jonché de racines, est relativement simple à arpenter, excepté les deux derniers kilomètres plus difficile à manœuvrer. Je me sens en bonne forme aujourd’hui et bien que j’ai été un des derniers à démarrer, je rattrape tout le monde et arrive déjà à midi à la première hutte dans laquelle nous allons passer une nuit sur Te Araroa. Lorsque nous arriverons dans les montagnes de l’île du sud, il sera très commun d’y passer des nuitées. Une cuisine/ salle à manger commune et deux dortoirs sont mis à disposition, ainsi que 3 toilettes et un espace lavabo à l’extérieur. un confort très correct, je n’en attendais pas tant !

 

Au fur et à mesure, chacun arrive et nous passons l’après midi / soirée à une quinzaine de personnes en racontant des histoires et en jouant aux cartes. L’atmosphère est très sympathique et cozy, la hutte étant cerclée de brouillard toute la journée, invitant à rester à l’intérieur. Je me sens à ma place dans ce groupe !

 

 

🗓️ Le 29 novembre 2025

🏁 Kilomètres : 856

 

Je me réveille avec un magnifique lever de soleil. Le brouillard qui persistait la nuit précédente s’est dissipé, laissant place à un ciel clair. Depuis la terrasse de la hutte, la vue est dégagée sur d’autres sommets du massif et sur la plaine en contrebas, avec en arrière plan les volcans de Tongariro situés à 150 kilomètres de distance à vol d’oiseau. La lumière orangée du soleil levant se diffuse sur la cime des arbres et sur les brumes lointaines. Le spectacle est éblouissant.

 

J’ai passé une très bonne nuit, ce qui n’est pas le cas de ceux qui ont le sommeil léger dans les huttes en général. Chacun prend son propre petit déjeuner qui est mangé en présence des autres randonneurs avec bonne humeur. Je démarre ma journée de marche en enchaînant d’emblée de petites montées et descentes qui ondulent sur la crête des cimes pour environ 3 kilomètres. Ensuite, le parcours descend en un sentier assez technique, où avec la boue et les racines, je dois jouer des pieds et des mains pour avancer. J’enfonce quelque fois mes chaussures dans la boue jusqu’aux chevilles et manque de glisser à plusieurs reprises. En arrivant en bas du massif, je réalise qu’il m’aura fallu 3h pour ne parcourir que 5 kilomètres. Les 10 kilomètres suivants sont des plus rébarbatifs, se faisant sur une piste de graviers, puis sur une route. J’arrive à “la drôle de ferme de Jo” (c’est son nom) déjà pour 12h30, mais je n’ai pas envie de continuer plus loin aujourd’hui ; le lieu est charmant et je ne suis de toute manière pas pressé, étant dans les temps pour compléter le trek en moins de 6 mois comme prévu.

 

Nous passons une agréable après midi, ponctuée de discussions et de nombreux éclats de rire. Pour le repas du soir, nous avons le choix entre tiré du sac ou dîner que concocte notre hôte. Nous choisissons la deuxième option sans avoir  aucune idée du menu, qui s’avère être un festin ! Notre hôte a mitonné un gratin de pommes de terre, des œufs au fromage, des saucisses, du chou, des betteraves, du maïs et des petits pois, avec en plus de la glace en dessert et une énorme part de gâteau au chocolat. Nous sommes rarement habitués à une telle profusion de nourriture. C’est le ventre repu que nous allons nous coucher, avec une belle journée de plus à ajouter dans le cœur.

 

 

Photos du 27 novembre 2025

Photos du 29 novembre 2025

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